Après l’interdiction du gaz russe, l’Algérie et le Maroc s’affrontent pour alimenter l’Europe

Le 4 juin 2026, les ministres de l’énergie de l’Algérie, du Nigéria et du Niger ont lancé les travaux du segment algérien du gazoduc transsaharien (TSGP) depuis le champ gazier d’Aoulef, en présence des PDG de Sonatrach, NNPC et Sonidep. Le projet, estimé à 13 milliards de dollars, vise à transporter 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz nigérian par an vers l’Europe via les infrastructures algériennes. Parallèlement, le projet marocain AAGP, d’un coût de 25 milliards de dollars, n’a pas encore sécurisé de financement, et l’accord intergouvernemental avec le Nigéria est attendu au quatrième trimestre 2026. Cette compétition s’inscrit dans l’urgence européenne après l’interdiction du gaz russe en janvier 2026.
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