La saison des olives perdue au Liban : récolter sous les drones et les avions de guerre

Dans le village de Majdel Selm, au sud du Liban, Khaled Farhat cultive environ 200 oliviers, mais l’accès à son verger, situé à une vingtaine de minutes de la frontière israélienne, est devenu plus difficile en raison de l’occupation israélienne. Il doit demander une autorisation à sa municipalité, qui transmet la requête à l’armée libanaise ; celle-ci coordonne ensuite les permis prévus par un mécanisme issu de l’accord-cadre tripartite de juin entre les États-Unis, Israël et le Liban. Ramy Zurayk, professeur à l’Université américaine de Beyrouth, estime que les destructions de fermes et d’infrastructures et les restrictions de circulation visent à rendre la région « stérile ». Des bénévoles d’Akkar ont également participé à une initiative de cueillette d’olives à Jebchit, en solidarité avec les agriculteurs touchés par la guerre.
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