Malgré la recrudescence des féminicides, la loi de protection toujours attendue à l'Assemblée nationale

Le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille a indiqué devant l’Assemblée nationale que 50 femmes avaient été tuées en quatre mois en 2026, tandis que 1 599 violences basées sur le genre, dont 166 viols, étaient recensées. En août, la Ligue pour l’Éducation de la Femme et de l’Enfant (LEFE) a dénombré huit femmes tuées en huit jours ; selon l’EDS de 2018, 44 % des femmes ayant déjà vécu en union avaient subi des violences émotionnelles, physiques ou sexuelles. La LEFE estime que les sanctions pénales existantes ne protègent pas assez rapidement les victimes et réclame une loi globale, des ordonnances de protection sous 24 heures, la reconnaissance du viol conjugal et du féminicide, ainsi que des hébergements d’urgence. Elle défend une proposition de Code des personnes et de la famille, tandis que l’adoption de la loi reste attendue à l’Assemblée nationale.
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