Pourquoi l’Afrique ne doit pas confondre vapotage et réduction des risques

En 2025, la prévalence du tabagisme dans la Région africaine de l’OMS devait atteindre environ 8,9 % des personnes âgées de 15 ans et plus, résultat de décennies de lois, de taxes et de sensibilisation. Karambu Muthaura estime que la réduction des risques doit se mesurer à la baisse des maladies et des décès, et non au simple passage à d’autres produits nicotiniques, qui présentent eux aussi des risques. Les données sur l’aide au sevrage par les cigarettes électroniques proviennent souvent d’études encadrées et ne prouvent pas que l’expansion commerciale de ces produits améliore la santé publique; l’expérience suédoise n’est pas automatiquement transposable au Kenya. Elle appelle les autorités kényanes à examiner les financements de la recherche conformément à l’article 5.3 de la Convention-cadre de l’OMS et à surveiller les stratégies marketing susceptibles d’attirer les jeunes.
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