Repenser le risque dans la finance africaine

Carlos Lopes estime que les cadres d’évaluation du risque sous-estiment les réalités des économies africaines, ce qui renchérit leur financement et freine leur développement. Selon une étude du Programme des Nations unies pour le développement publiée en 2023, les pays africains supportent jusqu’à 74,5 milliards de dollars de surcoûts d’intérêts et de possibilités de financement perdues par rapport à des pays aux indicateurs macroéconomiques similaires. Les États africains sont souvent rapidement dégradés en période de crise, mais bénéficient d’améliorations plus lentes ou limitées lors des reprises, tandis que les décisions de notation peuvent amplifier la volatilité des marchés. Lopes souligne aussi que Moody’s, Standard & Poor’s et Fitch contrôlent environ 95 % du marché mondial et que leurs modèles ne correspondent pas toujours aux structures économiques africaines.
Stay informed with NewsBoulevard
Get the latest news summaries delivered to your inbox

